À propos, les Fondamentaux ....CONTOURNEMENT OU COMBAT ?
- 4 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 mai

Les conceptions du jeu de René Deleplace selon ses Fondamentaux ont fait des émules et donc probablement des courants différents, notamment autour de la notion de COMBAT.
À l’origine, Deleplace priorise les notions AVANCER et SOUTIEN les associant à un jeu d’ÉVITEMENT plutôt que d’AFFRONTEMENT. Certains ont réduit le COMBAT au seul combat de front, vers l’AVANT. La dynamique de jeu offensif s’oriente alors vers la notion d’ÉVITEMENT, base de construction du jeu actuel de CONTOURNEMENT.
Je suis d’une école où la base demeure au premier plan AVANCER et COMBAT, où la dynamique de jeu offensif est alors de créer une BRÈCHE et s’y engouffrer.
Le Maître-mot de la controverse est encore et toujours le COMBAT et surtout ce que l’on entend et englobe dans ce COMBAT.
En premier lieu, les termes d’ÉVITEMENT et CONTOURNEMENT vont à mes yeux à l’encontre du COMBAT. Ils m’apparaissent comme des concessions faites à la pression défensive qui nécessite plutôt d’être controlée, fixée par un combat. Sans-quoi l’évitement et le contournement doivent aller de plus en plus au large et de plus en plus en profondeur. Les conséquences sont qu’alors, au lieu d’AVANCER, le ballon RECULE et le dispositif perd en efficacité et se retrouve acculé et isolé contre la ligne de touche.
Dans un second temps, il faut redéfinir ce qu’est le COMBAT. Il est complémentaire et indissociable d’AVANCER et son objectif n’est pas l’affrontement frontal de l’équipe adverse mais justement, le contrôle de sa pression défensive. Le COMBAT ne se fait pas vers l’AVANT mais vers l’INTERIEUR, à l’opposé du sens de circulation du ballon. Il garantit ainsi des directions de course droites et facilitent la création de brèches dans les lignes opposées. (Se référer à l’article précédent : « Pour en finir avec le NO SCRUM, NO WIN»!) .
L’inefficacité du jeu de contournement le fait évoluer vers des mises en place de dispositif de leurre, misant davantage sur la défaillance défensive adverse que sur son propre potentiel. Dispositifs où l’utilisation du soutien intervient précocement, l’isolant de tout autre soutien et faisant reculer le ballon. Ballon entrainé dans une farandole plus inspirée de danses traditionnelles que de stratégies de combat.
L’efficacité est indéniablement au rendez-vous lorsque les courses sont droites, la défense fixée et le soutien disponible dans un jeu qui avance...
Aux rigodons et menuets, ne pourrions-nous privilégier les inspirations Napoléoniennes, où l’audace et le dynamisme supasse le nombre ? Le Combat porté avec justesse, créant la brèche et l’exploitant....
Lâchez-vous en commentaires !!!



Danse folklorique ou bataille napoleonienne, j’adore !
Napoléon, pour l'esprit cocardier, c’est top!!